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L’eau du robinet en Belgique — Ce qu’on ne dit pas

  • Tout savoir sur l'eau qu'on boit
  • L’eau du robinet en Belgique — Ce qu’on ne dit pas
  • 6 November 2025 by
    L’eau du robinet en Belgique — Ce qu’on ne dit pas
    Henri de Troostembergh


    Vous ouvrez le robinet..

    L’eau coule, limpide.

    Elle a l’air parfaite, non ?

    Fraîche, claire, inodore.

    Et pourtant, dans chaque verre, il y a plus qu’il n’y paraît.

    On vous dit qu’elle est “potable”.

    C’est vrai.

    Mais “potable” ne veut pas dire saine.

    Potable, ça veut juste dire : légalement acceptable.

    Autrement dit, que la quantité de polluants qu’elle contient ne dépasse pas les seuils fixés par la loi.

    Pas qu’elle en soit exempte.

    Les coulisses du robinet

    Avant d’arriver chez vous, cette eau a traversé des champs, des routes, des stations d’épuration, parfois des conduites centenaires.

    Elle a vu des pesticides, des métaux lourds, des microplastiques, des résidus de médicaments.

    Et malgré toutes les technologies de purification, il reste toujours quelque chose.

    Les stations d’épuration belges travaillent sérieusement.

    Mais elles ont été conçues à une époque où on ne connaissait ni les PFAS, ni les hormones de synthèse, ni les nanoparticules.

    Elles retirent les bactéries, les nitrates, les boues… mais pas les molécules invisibles.

    (SWDE – “L’eau et les PFAS : ce qu’il faut savoir”)

    Les PFAS, qu’on appelle aussi les “polluants éternels”, sont utilisés dans les poêles antiadhésives, les emballages alimentaires, les vêtements imperméables.

    Ils ne se dégradent pas. Jamais.

    Ils s’infiltrent dans les sols, les nappes phréatiques, et finissent tôt ou tard dans l’eau que vous buvez.

    En Flandre, des analyses ont montré que 1 échantillon sur 6 d’eau potable dépassait déjà la limite recommandée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

    (The Brussels Times – “Flemish drinking water highly polluted with PFAS”)

    Autour d’Anvers, certaines zones sont aujourd’hui interdites de culture et de pêche à cause de la contamination liée à l’usine 3M.

    (Le Monde – “PFAS en Flandre : le scandale invisible”)

    L’Agence européenne de l’environnement confirme que 100 % des eaux de surface belges dépassent les seuils de sécurité pour certains PFAS.

    (EEA – PFAS pollution in European waters, 2024)

    Les pesticides, les médicaments, les hormones

    Chaque année, la Belgique utilise près de 9 000 tonnes de pesticides.

    Une partie s’infiltre dans les nappes, une autre rejoint les rivières.

    Et une infime fraction — invisible mais bien réelle — se retrouve dans l’eau potable.

    ()SPGE – Rapport sur la qualité des eaux, 2023

    Mais les plus discrets, ce sont les perturbateurs endocriniens : des substances qui imitent ou bloquent nos hormones.

    On les trouve dans les plastiques, les médicaments, les cosmétiques.

    Quand on parle de résidus d’œstrogènes ou de pilules contraceptives dans l’eau, ce n’est pas une figure de style.

    C’est un constat.

    Des études menées sur les rivières belges ont détecté la présence d’œstrogènes synthétiques à des concentrations de 3 à 80 ng/L, capables d’affecter le système hormonal de la faune aquatique.

    (PubMed 11380169 – Endocrine disrupting chemicals in Belgian rivers)

    Même à des doses infimes, ces molécules ont un impact sur la fertilité, le développement et le système endocrinien humain.

    (OMS – State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals, 2023)

    Et l’eau que nous buvons, chaque jour, transporte ce cocktail infime mais constant :

    un peu de PFAS, un peu de pesticides, quelques traces d’hormones.

    Le tout parfaitement “conforme”.

    Les chiffres officiels

    Les organismes belges publient les analyses.

    Elles sont rassurantes.

    Mais elles restent illisibles pour le citoyen.

    On y lit : 0,07 µg/L de tel pesticide, 3,2 ng/L de PFOS…

    Tout est en dessous du seuil.

    Mais personne ne mesure l’effet cumulé de ces substances sur vingt ans.

    Le Conseil supérieur de la santé estime par exemple que l’eau représente environ 1,3 % de l’exposition totale au PFOS pour un adulte belge — une petite fraction, mais quotidienne et continue.

    (Conseil Supérieur de la Santé – Rapport PFAS et perchlorate, 2024)

    Alors, que faire ?

    L’eau du robinet reste une ressource précieuse, sans doute l’une des mieux contrôlées au monde.

    Mais elle n’est pas parfaite.

    Elle est conforme à la loi, pas forcément idéale pour la santé.

    Certaines technologies permettent d’aller plus loin :

    • Le charbon actif, pour absorber une partie des composés organiques.
    • L’osmose inverse, qui filtre les molécules jusqu’à 0,0001 micron.
    • L’échange d’ions, pour neutraliser certains métaux lourds.

    Ces procédés existent, maîtrisés, efficaces.

    Mais ils ne sont pas intégrés à grande échelle dans les réseaux publics, parce qu’ils coûtent cher.

    (The Brussels Times – Purifying PFAS costs millions)

    L’eau que vous buvez n’est pas dangereuse à court terme.

    Mais elle n’est pas exempte de tout.

    Elle reflète notre époque : ce que nous produisons, nous le buvons.

    Ce que nous jetons, revient à nous sous forme invisible.

    Alors, la vraie question n’est pas :

    “Est-ce que l’eau du robinet est potable ?”

    Mais :

    “Est-ce que ce qu’elle contient aujourd’hui correspond encore à ce que notre corps peut tolérer demain ?”

    Faut-il attendre passivement le drame ou la maladie ?

    Et puis, c’est trop tard..


    Je veux boire de l'eau pur​​​​​​e

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